jeudi 22 mars 2007

TOUTE CETTE TECHNOLOGIE...

Lecture d’Hermann Hess, un chapitre, deux, cinq puis zapping éperdu sur la famélique Tnt : je tourne et retourne ma carcasse désespérée dans le canapé.

Il est trois heures, le sommeil ne vient toujours pas. Sur la chaîne parlementaire débute la rediffusion du meeting de François Bayrou au Zénith de Paris.

Des mots pesés au débit constant, sa logorrhée raisonnable agit comme un lexomyl. Je m’endors sans m’en rendre compte, bien centré dans mon canapé.

vendredi 9 mars 2007

LE PREMIER HOMME DE FRANCE

Il talonne le petit Sarko et La Royale, tous deux usés par des campagnes qui démarrèrent bien trop tôt. Le jour de la femme, à bout de nerfs Sarkozy sort son arme anti-Bayrou : Simone Veil, un nom qui rassure juste un électorat, le sien, qui de toutes les façons va voter pour lui. Pour les autres, Simone Veil ne signifie rien. Simone ? Vieille ? Bayrou a Quitterie Delmas, Sarko a une vieille en tailleur Chanel.

La gauche reproche à Bayrou de pencher à droite. A l’évidence. La gauche en pleine spirale d'eau croupie de fond d'évier craint une redite de 2002 et appelle à la rescousse Jospin ! Logique imparable. Crier que Bayrou est de droite ne suffira pas !

Oui, Bayrou penche à droite. Et alors ? Il est à l’exacte image de ce qu'est La France de 2007. Une France molle composée de retraités rentiers souvent propriétaires, une France intellectuelle dont les centres villes sont squattés de bobos qui n’ont de gauche que les souvenirs de jeunesse, une France active dont les banlieues pavillonnaires, assorties de leurs jeunes couples endettés sur trente ans, s’étendent aux confins des provinces les plus reculées. Oui La France est de droite, les chiffres de la répartition électorale le prouvent. Comme à l’habitude depuis quarante ans, La France crie au changement mais veut que rien ne bouge, il y a trop de loyers à récupérer, de crédits à honorer, de vacances à prendre. L’idée de la révolution est gratifiante mais au fond personne ne la souhaite, c’est humain et bien français. Bayrou, c’est une bonne claque à l’ordre établi des élites sans risque de contrecoup au quotidien pour La France du milieu.

Avec l’hypothèse s’imposant dans le débat public d’un Bayrou président, l’histoire de La France s’écrit ces jours-ci. Ce sera le prélude à vingt ans de stagnation encadrés par deux générations interdépendantes et aux commandes : les jeunes retraités et les jeunes adultes entrant aujourd’hui dans la vie active. Pour les enfants du baby-plouf, les trentenaires sacrifiés, soit, ils se raccrocheront à l’une de ces deux balises soit, ils resteront marginaux et déconsidérés jusqu’au bout.

Le plus ironique dans l’histoire c’est que ce sont précisément ces trentenaires là qui renverseront le pouvoir démocratiquement pour installer Bayrou à L’Elysée le 6 mai.

Finalement, Sarkozy aura eu raison sur le slogan, ce sera bien la rupture tranquille.

jeudi 1 mars 2007

AIRBUS (what goes up must come down)

Avant ce blog, il y avait un "journal intime". Si j'y recherche à l'année 2005, l'occurence "AIRBUS" voici ce que je trouve :

"Mercredi 27 avril 2005 > Catastrophes annoncées.
Branlette médiatique généralisée sur le gros n’avion qui décolle pour la première fois. C’est « la grand messe autour de l’A 380». Nous serions tous "subjuguèche" et ce serait la vraie concrétisation de "l’Europessshhh". Chez Airbus industries, ils ont tous "le cœur très gros" et des gens pleurent entre deux sessions où ils communient tous ensembles. Ce sont là les termes religieux exacts employés au flash de 11 heures sur une grande radio nationale. N’oubliez pas que tout ce qui décolle, doit retomber."

Deux ans plus tard, bien que ce ne soit pas pour les mêmes raisons, ils chialent encore. Qu’elle est impressionnante la crédulité humaine !